La deuxième partie du grand film en deux volets sur le général Charles de Gaulle est maintenant dans les salles. Ce film s’appelle Liberté et il ne traite pas, contrairement à ce qu’on aurait pu attendre, de la carrière d’après-guerre de De Gaulle ni de la question difficile de l’Algérie française. Ces sujets pourraient peut-être faire l’objet d’un troisième film.
Liberté commence à un moment où De Gaulle, joué par Simon Abkarian, est en exil et représente la France libre depuis l’étranger. Son autorité est cependant encore contestée par certains. Le film couvre ensuite des moments historiques importants, comme le débarquement du 6 juin 1944 et la libération de la France. On voit De Gaulle convaincre le président américain Roosevelt, joué par Campbell Scott, de le soutenir, alors que les Américains voulaient au départ contrôler la France d’après-guerre comme un simple territoire sous influence américaine.
La relation orageuse mais complice entre De Gaulle et Winston Churchill, remarquablement interprété par Simon Russell Beale, continue depuis la première partie. Le film montre aussi quelque chose d’intéressant sur l’amour de Churchill pour la France et la culture française. On découvre également la ruse de De Gaulle face au général Henri Giraud, joué par Thierry Lhermitte, son rival pour obtenir le soutien des Alliés. De Gaulle accepte d’abord de partager le pouvoir dans le gouvernement provisoire français, puis il écarte habilement Giraud.
Comme dans la première partie, appelée Résistance, un autre héros français émerge sur le terrain africain : le général Leclerc, joué par Niels Schneider. Courageux et créatif, Leclerc est clairement inspiré par De Gaulle. Montgomery apparaît aussi dans le film, joué avec justesse par Pip Torrens.
Simon Abkarian est convaincant dans le rôle de De Gaulle. Il montre un homme toujours très attentif au respect qu’on lui doit, et donc à l’honneur de la France. Chaque fois qu’il entre dans une pièce, il observe, il analyse, il se méfie. Ces scènes apportent une touche de comédie sombre assez réussie.
Liberté n’a peut-être pas exactement la même tension dramatique que la première partie, mais c’est tout de même un film captivant, dans la grande tradition du cinéma de guerre. De Gaulle : Liberté est dans les cinémas britanniques et irlandais depuis le 18 septembre.
