Un homme en France est devenu le premier être humain connu à avoir contracté le virus Shamonda. Des enquêtes sont en cours pour déterminer si ce virus a contribué à sa mort, survenue ce mois-ci.
Le virus Shamonda est un type de bunyavirus. Il se transmet par les piqûres de moucherons infectés. Chez les animaux comme les bovins, les moutons et les chèvres, il peut provoquer de la diarrhée, une perte d’appétit et une baisse de la production de lait. Il peut aussi causer des avortements et des malformations chez les nouveau-nés. En Suisse et en Allemagne, la présence du virus a également été détectée dans le cerveau de chevaux morts à cause de troubles neurologiques.
Jusqu’à présent, le virus Shamonda avait surtout été observé chez des animaux d’élevage en dehors de l’Europe. C’est seulement cet été qu’il a été détecté pour la première fois chez des animaux en Europe.
Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a confirmé que le patient français représente le premier cas humain reconnu. Cet homme était déjà gravement malade et son système immunitaire était affaibli. Il est donc difficile de savoir si le virus est directement responsable de sa mort. Les autorités françaises pensent que les complications neurologiques qu’il a développées étaient très probablement liées à l’infection.
Le professeur Tom Solomon, directeur de l’Institut des pandémies à l’Université de Liverpool, estime que le risque pour la population générale semble très faible. Il explique que le virus circule depuis de nombreuses années chez les animaux, notamment les bovins, les moutons, les chèvres, les chevaux et les alpagas, mais que ce cas est le premier chez un être humain. Cela suggère donc que la transmission à l’homme est extrêmement rare.
Cependant, des questions restent sans réponse. On ne sait pas encore si des personnes en bonne santé peuvent être infectées sans développer de symptômes, ni à quelle fréquence le virus peut provoquer une maladie grave.
Le docteur Ben Brennan, de l’Université de Glasgow, a précisé qu’il n’existe pour l’instant aucune preuve de transmission entre humains. Pour la grande majorité des gens, il n’y a aucune raison de modifier ses habitudes quotidiennes.