Des lycéens ont manifesté en France. Ils protestent contre les mauvaises conditions dans leurs écoles. Le gouvernement a envoyé la police. Beaucoup de personnes trouvent cette réponse très dure.
La situation des écoles françaises est difficile. La France est à la 27e place dans le classement de l’OCDE pour l’éducation. L’OCDE est une organisation internationale qui compare les pays sur des sujets importants comme l’économie et l’éducation. Dans certaines écoles, les plafonds tombent. Il y a des rats dans des salles de classe. Dans une école à Bagnolet, les élèves n’ont pas d’eau potable.
Les classes sont aussi plus grandes qu’avant. En 2010, il y avait en moyenne 27 élèves par classe. Aujourd’hui, il y en a plus de 30. En plus, la moitié des écoles n’ont pas assez de professeurs au début de l’année scolaire.
Julie a 34 ans. Elle est professeure et elle a participé aux manifestations. Elle explique que les salaires sont bas et que les conditions de travail sont mauvaises. Elle voyage une heure et 45 minutes chaque matin pour aller travailler. Elle gagne 2 100 euros par mois. Les professeurs français gagnent seulement 56 % du salaire des professeurs allemands.
Des élèves ont été blessés pendant les manifestations. Un jeune de 16 ans a perdu l’usage d’un œil. Un jeune de 15 ans a perdu une main. Un jeune de 14 ans a la mâchoire cassée. Ces blessures sont à cause des armes utilisées par la police. En total, 4 400 personnes ont été arrêtées en une semaine. La grande majorité sont des mineurs.
Fatoumata Sylla Wague a 17 ans. Elle est élève au lycée Paul Éluard en Seine-Saint-Denis. Son école a des problèmes graves : il fait très chaud ou très froid, les murs ont de la moisissure et il n’y a pas assez de tables pour tout le monde. Elle veut devenir professeure d’histoire. Elle a manifesté pour les élèves et les professeurs de demain.
Arnaud Richards travaille dans un collège à Saint-Denis. Il dit qu’une école rénovée peut changer l’ambiance. Un lycée de sa ville a été reconstruit en 2022. Après la reconstruction, l’atmosphère est devenue plus calme pour les élèves et les professeurs.
Fatoumata pense que le gouvernement n’écoute pas les jeunes. Elle dit que les promesses du gouvernement sont fausses. Beaucoup de manifestants partagent ce sentiment. Sur une pancarte à Paris, on pouvait lire : « On n’est pas mal éduqué, on n’est pas écouté. »