Des chercheurs pensent que les drones peuvent aider à sauver des vies. Comment ? En apportant des défibrillateurs plus vite aux personnes qui ont un arrêt cardiaque en dehors de l’hôpital.
Un arrêt cardiaque, c’est quand le cœur s’arrête de battre. Cela arrive à plus de 30 000 personnes par an au Royaume-Uni, en dehors de l’hôpital. Moins d’une personne sur dix survit à un arrêt cardiaque. Certaines personnes qui survivent ont des problèmes au cerveau après.
Le temps est très important. Chaque minute sans massage cardiaque ou sans défibrillateur réduit les chances de survie de 10 %. Un défibrillateur est un appareil qui envoie un choc électrique pour relancer le cœur.
Le professeur Matthieu Heidet travaille à l’hôpital Henri-Mondor à Créteil, en France. Il a étudié 28 349 arrêts cardiaques. Ces arrêts ont eu lieu entre 2011 et 2024 dans la région du Grand Paris. Son équipe a regardé où se trouvent les défibrillateurs fixes dans cette région.
Les résultats montrent un problème. Seulement 30 % des arrêts cardiaques ont eu lieu à moins de 500 mètres d’un défibrillateur fixe. Beaucoup de défibrillateurs fixes ne sont pas accessibles la nuit ou le week-end.
Les chercheurs ont aussi calculé quelque chose d’intéressant. Avec 200 bases de drones et seulement quatre défibrillateurs fixes supplémentaires, plus de 99 % des cas peuvent être couverts. Les drones peuvent voler jusqu’à 3 900 mètres autour de leur base.
En Suède, des drones livrent déjà des défibrillateurs. Ce système a déjà sauvé des vies. Quand quelqu’un appelle les secours, un pilote de drone envoie l’appareil automatiquement vers l’adresse.
Le coût des drones est un point important. Les chercheurs vont présenter cette étude au Congrès européen de médecine d’urgence à Paris.