L’Europe doit développer sa propre IA pour éviter toute dépendance étrangère

L’Europe doit développer sa propre IA pour éviter toute dépendance étrangère

Christine Lagarde est la présidente de la Banque centrale européenne. C’est une institution financière très importante pour les pays de l’Union européenne. Elle a fait un discours à Vienne. Elle a parlé de l’intelligence artificielle, qu’on appelle aussi l’IA.

Selon Christine Lagarde, l’Europe doit créer sa propre technologie d’IA. Elle doit aussi construire plus de centres de données. Un centre de données est un grand bâtiment où des ordinateurs stockent et traitent des informations. Si l’Europe fait cela, les États-Unis ou la Chine ne vont pas pouvoir bloquer son accès à l’IA.

En 2024, les États-Unis ont créé 59 modèles d’IA importants. La Chine en a créé 35. La France et le Royaume-Uni en ont créé un seul chacun. Les États-Unis contrôlent 75 % de la capacité mondiale de calcul pour l’IA. L’Europe contrôle seulement 5 %.

Christine Lagarde dit que l’Europe a un choix difficile. Elle peut décider de ne pas utiliser l’IA étrangère pour protéger ses données. Mais alors elle va perdre des opportunités économiques. Elle peut aussi adopter l’IA rapidement. Mais alors elle va dépendre beaucoup des États-Unis ou de la Chine.

Dans quelques années, l’IA va être utilisée dans beaucoup de secteurs. Elle va contrôler les marchandises aux frontières. Elle va gérer les trains et surveiller les patients dans les hôpitaux. Si l’accès à l’IA est bloqué, tous ces secteurs vont avoir des problèmes en même temps.

Christine Lagarde dit aussi que l’IA peut améliorer la productivité de 4 % en dix ans. La productivité mesure l’efficacité économique d’un pays. Ce serait très positif pour les finances publiques.

Actuellement, les relations entre l’Europe et les États-Unis sont compliquées. Le gouvernement de Donald Trump a imposé des taxes commerciales. Il a aussi demandé le contrôle du Groenland. Ces événements ont réduit la confiance entre les deux partenaires.