Le MI6 classé premier service de renseignement étranger en Europe

Le MI6 classé premier service de renseignement étranger en Europe

Le MI6, le service de renseignement étranger britannique, est considéré comme le plus puissant d’Europe, devant la France et les Pays-Bas. C’est le résultat d’une évaluation menée par le magazine français L’Express, qui a contacté soixante professionnels venant de vingt-cinq pays différents pour noter les services de renseignement des pays alliés occidentaux.

Dans ce classement, le MI6 a obtenu 251 points. Les experts ont salué sa capacité à recruter des informateurs de haut niveau et à s’introduire dans les cercles dirigeants de pays comme la Russie, la Chine, l’Iran et la Turquie. En deuxième position, on trouve la Direction générale de la sécurité extérieure française, la DGSE, avec 169 points. Elle est reconnue pour son rayonnement mondial et ses capacités opérationnelles. Les Pays-Bas, l’Ukraine et l’Allemagne complètent le top cinq, alors que le service slovaque a reçu la pire note du classement.

Le Royaume-Uni avait été le premier pays à avertir l’Ukraine d’une probable invasion russe, avant que celle-ci ne commence en février 2022. Ralph Goff, ancien responsable des opérations pour l’Europe et l’Eurasie à la CIA, a déclaré au magazine : « Les Britanniques sont en tête sur le dossier ukrainien. Nous sommes juste derrière eux. » Robert Gorelick, un autre ancien responsable de la CIA, a ajouté que le Royaume-Uni possède de loin les services secrets les plus solides d’Europe et que le MI6 est extraordinaire.

L’année dernière, Blaise Metreweli est devenue la première femme à diriger le MI6, en remplaçant Sir Richard Moore. Un ancien directeur de la DGSE a souligné que les Britanniques savent investir dans leurs sources sur une longue période, parfois dix ans, un peu comme les Russes.

La DGSE, connue du grand public grâce à la série française Le Bureau des légendes, est reconnue comme l’un des meilleurs services au monde dans la lutte contre le terrorisme. Elle mène aussi des opérations clandestines contre des personnes jugées dangereuses pour la sécurité française. L’ancien président François Hollande avait lui-même reconnu publiquement avoir ordonné au moins quarante opérations d’élimination de cibles considérées comme importantes, au Moyen-Orient et en Afrique, selon un livre publié en 2017.