En 2025, de grands incendies brûlent dans le nord de l’Ontario, au Canada. Ces incendies sont très loin de la ville de Toronto. Mais la fumée voyage sur mille kilomètres et arrive jusqu’à Toronto.
Erin O’Connor travaille à l’hôpital Toronto General. Un jour, elle sort dehors et elle voit le ciel devenir orange. Elle sent une forte odeur de fumée. C’est comme se tenir près d’un feu de camp. Dans les jours qui suivent, elle reçoit plus de patients avec des problèmes respiratoires, c’est-à-dire des difficultés à respirer.
La fumée des incendies est très dangereuse pour la santé. Elle contient des particules fines. Ce sont de très petits morceaux de matière solide. Ces particules entrent dans les poumons et passent dans le sang. Elles peuvent toucher tous les organes du corps. Une étude publiée dans la revue médicale The Lancet en 2024 montre que la fumée des incendies tue 1,5 million de personnes chaque année.
En 2023, les incendies au Canada ont causé 82 000 morts prématurées, selon une étude publiée dans la revue Nature. Le vent a transporté cette fumée jusqu’aux États-Unis et en Europe.
Le 16 juillet 2025, environ 36 millions de personnes en Amérique du Nord ont respiré un air très pollué. À Duluth, dans l’État du Minnesota aux États-Unis, la pollution a atteint un niveau très élevé. Jae Jeon et Dan McClelland habitent près de Duluth. Ils cultivent des fleurs. Ce jour-là, ils ont dû travailler dehors malgré la fumée. Jae Jeon dit qu’il ne pouvait pas respirer normalement. Il a eu mal à la tête après seulement quelques minutes.
Les scientifiques expliquent que la fumée des incendies est plus dangereuse que la pollution normale. Elle contient plus de particules très fines qui pénètrent profondément dans les poumons.
En Europe aussi, des incendies importants brûlent en France et en Espagne. À Bordeaux, la pollution a atteint 342 microgrammes de particules fines par mètre cube le 24 juillet. C’est un niveau très élevé et dangereux.
Les experts recommandent de porter un masque quand la fumée est forte. Il faut fermer les fenêtres et rester à l’intérieur. Il faut aussi vérifier la qualité de l’air chaque matin.
Les scientifiques disent que le changement climatique rend ces incendies plus fréquents et plus intenses. Les températures augmentent à cause des énergies fossiles comme le pétrole et le charbon. Les plantes sèchent plus facilement. Les incendies vont donc continuer à devenir plus graves dans les années à venir.
