Liens avec la Russie d’un parc à thème français bientôt implanté au Royaume-Uni

Liens avec la Russie d’un parc à thème français bientôt implanté au Royaume-Uni

Puy du Fou est une grande entreprise française de parcs à thème. Elle est connue dans le monde entier. Mais aujourd’hui, des documents révèlent des informations importantes sur son passé.

En février 2014, des soldats russes ont occupé la Crimée. C’est une région qui appartient à l’Ukraine. Cette action a été décidée par Vladimir Poutine, le président de la Russie. Après cela, l’Union européenne a imposé des sanctions contre plusieurs personnes proches de Poutine. Les sanctions sont des punitions économiques. Elles interdisent les échanges commerciaux avec certaines personnes.

Konstantin Malofeyev est un homme d’affaires russe. Il a des idées politiques très à droite. L’Union européenne l’a placé sous sanctions en juillet 2014. Elle pense qu’il a aidé financièrement l’annexion de la Crimée.

En mai 2014, Philippe et Nicolas de Villiers ont voyagé à Yalta, en Crimée. Ce sont le père et le fils qui dirigent Puy du Fou. Ils ont rencontré Vladimir Poutine au palais de Livadia. Ils ont discuté de projets de nouveaux parcs en Russie. Un de ces parcs allait s’appeler Tsargrad. Ce projet était une collaboration avec Malofeyev.

Puy du Fou a dit que le partenariat a terminé après les sanctions de juillet 2014. Mais des documents vus par le Guardian montrent que ce n’est pas exact. Des échanges d’e-mails et des documents financiers montrent que la collaboration a continué jusqu’en août 2015. Un budget de janvier 2015 montre des paiements pour des acteurs, des bureaux et même des montres avec le logo Tsargrad Puy du Fou.

Des experts en droit international disent que ces activités posent des questions sérieuses sur le respect des sanctions européennes.

Après la Russie, Puy du Fou a aussi exploré des projets en Iran et en Chine. En Chine, le gouvernement a contrôlé les scénarios des spectacles.

Aujourd’hui, Puy du Fou va bientôt ouvrir un parc au Royaume-Uni, dans l’Oxfordshire. Ce parc va coûter 600 millions de livres sterling. L’ouverture est prévue pour 2029. Le gouvernement britannique soutient ce projet. Mais des questions restent ouvertes sur le passé de cette entreprise française.