En Asie, de plus en plus d’enfants fêtent leur premier anniversaire. C’est une très bonne nouvelle qui montre que les conditions de vie dans cette région du monde se sont vraiment améliorées ces dernières années.
Dans les trois pays les plus peuplés du monde — l’Inde, la Chine et l’Indonésie — le taux de mortalité infantile a atteint son niveau le plus bas. Ce taux mesure le nombre d’enfants qui meurent avant l’âge d’un an pour 1 000 naissances vivantes.
En Inde, ce taux est passé de 30 pour 1 000 en 2019 à 24 pour 1 000 en 2024. C’est encore plus de quatre fois supérieur au taux américain, mais l’Inde est un pays immense avec de grandes différences de revenus entre les régions. Certains États comme le Bihar, qui est plus pauvre, et le Tamil Nadu, qui est plus riche, ont enregistré une baisse d’environ 50 % de ce taux. Une des raisons de ce progrès est que beaucoup plus de femmes accouchent maintenant avec une assistance médicale : ce pourcentage est passé de 83 % à 95 % sur la même période.
En Chine, le taux de mortalité infantile a baissé à 3,8 pour 1 000 naissances vivantes en 2025, selon Fu Wei, directeur du département de la santé maternelle et infantile du pays. C’est un résultat meilleur que celui des États-Unis, de la France ou du Portugal. La Chine propose une assurance médicale publique qui couvre 95 % de la population, même si elle reste limitée. Parmi les soins gratuits, les enfants de 0 à 6 ans peuvent recevoir des soins médicaux sans frais, ce qui permet de leur donner un bon départ dans la vie.
En Indonésie, le taux de mortalité infantile a atteint son niveau historiquement le plus bas en 2024, avec 14 décès pour 1 000 naissances vivantes. Selon les données de la Banque mondiale, cela représente une baisse de 50 % par rapport à 2010. C’est un progrès remarquable pour ce pays, qui est classé, comme la Chine, dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire supérieur.
Ces chiffres montrent donc que des millions d’enfants en Asie ont aujourd’hui de meilleures chances de grandir en bonne santé.
