Une étude réalisée par le Cedars-Sinai Medical Center aux États-Unis montre que boire du café régulièrement pourrait protéger le foie contre des maladies graves. Cette recherche a analysé les données de près de 500 000 personnes âgées de 40 à 69 ans, suivies pendant plusieurs décennies dans le cadre du UK Biobank, une grande base de données médicales britannique.
Les résultats sont frappants. Par rapport aux personnes qui ne boivent pas de café, celles qui en consomment ont un risque réduit de 32 % de développer une cirrhose, c’est-à-dire une maladie grave où le foie est endommagé de façon permanente. Elles ont aussi un risque inférieur de 47 % de développer un cancer du foie, et un risque réduit de 42 % de mourir d’une maladie liée au foie.
Ces chiffres s’ajoutent à des résultats déjà connus. Une étude précédente, basée sur les mêmes données, avait déjà montré que les buveurs de café avaient un risque réduit de 21 % de maladies chroniques du foie et un risque réduit de 49 % de mourir d’une telle maladie, comparé aux non-buveurs.
Les chercheurs ont aussi analysé des données sur les protéines présentes dans le sang. Les personnes qui boivent du café ont des niveaux plus élevés de certaines protéines associées à un foie en bonne santé. Cela renforce les conclusions de l’étude et montre que les effets observés ne sont probablement pas dus au hasard.
Une découverte intéressante concerne le café décaféiné. Même sans caféine, les effets protecteurs restent présents chez ceux qui boivent environ cinq tasses par jour. Cela suggère que ce sont d’autres composants du café, comme les flavonoïdes et les phénols, qui seraient responsables de ces effets bénéfiques sur le foie.
Ju Dong Yang, directeur médical du programme de cancer du foie au Cedars-Sinai et auteur principal de l’étude, reste prudent. Selon lui, ces résultats soutiennent une consommation modérée de café pour ceux qui l’apprécient déjà et le tolèrent bien. Cependant, il déconseille de commencer à boire du café uniquement pour protéger son foie. Il rappelle que la prévention passe avant tout par un poids équilibré, une consommation limitée d’alcool, une activité physique régulière et un bon contrôle de la glycémie, de la pression artérielle et du cholestérol.
